Ce lundi 16 avril, la NASA doit lancer son nouveau télescope spatial TESS. Il aura comme but de scanner des centaines de milliers d’étoiles et de découvrir de nouvelles exoplanètes, que l’Homme pourrait peut-être, un jour, habiter.

Le TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), ce nouveau satellite spatial de la NASA, devrait être envoyé dans l’espace ce lundi 16 avril, depuis Cap Canaveral, en Floride. Le décollage est prévu à 18h32 (00h32 heure française) si les conditions météo le permettent.

Une fois envoyé dans l’espace, le TESS aura comme mission de scanner plus de 200.000 étoiles pour découvrir de nouvelles exoplanètes (planètes situées à l’extérieur de notre système solaire, qui puisent leur énergie d’une autre étoile). Les experts de l’organisation spatiale estiment que sur les centaines de milliers d’étoiles analysées, le télescope pourraient découvrir près de 20.000 nouvelles exoplanètes, dont une cinquantaine de la taille de la Terre, qui pourraient, peut-être, abriter une forme de vie.

C’est grâce à une fusée Falcon 9 de la société SpaceX que le lancement devrait se faire aujourd’hui. Le 3 avril, l’entreprise d’Elon Musk avait d’ores et déjà fait décoller une de ses fusées pour ravitailler la station internationale.

Le TESS, héritier de Kepler

Cette mission rappelle celle du télescope Kepler, envoyé scanner les étoiles en 2009 et qui a découvert 2.300 nouvelles planètes. Le TESS, en revanche, analysera une surface 400 fois plus grande que celle de son prédécesseur. Il utilisera néanmoins la même technique que celui-ci, la méthode dite de transits. Grâce à cela, il peut déduire la présence d’une planète, sa taille, sa masse et son orbite en passant devant son étoile et en obstruant temporairement sa lumière. Des télescopes plus puissants prendront ensuite le relais pour observer ses découvertes plus précisément.

La mission globale, de deux ans, du TESS, coute plus de 337 millions de dollars à la NASA.

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