Intel, comme beaucoup d’autres marques ayant tenté l’aventure des objets connectés, a décidé de fermer sa division dédiée aux « wearables ».

Le marché des objets connectés à porter (lunettes, montres, bracelets…) est au ralenti depuis plusieurs années. Un moment perçu comme le prochain grand boum technologique, ce secteur a pourtant rapidement pris du plomb dans l’aile, à cause du désintérêt du public, mais aussi de la concurrence des Apple Watch. Fitbit, pionnier du marché, obtient de mauvais résultats, année après année, et annule même les sorties de ses nouveaux produits. TomTom, entreprise réputée pour ses GPS, a, elle, fermé toute sa branche dédiée à ces produits. Enfin, Nokia a récemment annoncé la revente de la startup française Withings, rachetée par le groupe il y quelques années pour développer sa gamme de produits à porter.

Ce n’est donc pas une surprise de voir Intel clôturer, à son tour, sa division « wearables » nommée New Devices Group. Formée en 2013 quelque temps après l’arrivée du nouveau CEO, Brian Krzanich, elle comptait tout de même près de 200 employés, dont certains anciens membres des startups Basis (spécialisée dans les montres connectées) et Recon (spécialisées dans les lunettes connectées), toutes les deux rachetées par Intel en 2014 et 2016, avant d’être officiellement fermées fin 2017.

Des partenaires réticents

Intel avait dévoilé, fin février, un nouveau prototype de lunettes connectées low-tech nommées Vaunt. Pour mener ce projet à bien, le groupe s’était mis à la recherche de nouveaux partenaires. Incapable d’en trouver, l’entreprise a alors rapidement décidé d’arrêter les frais et de fermer la branche dédiée à ces objets.

Dans un communiqué, les équipes ont expliqué que « l’invention et l’exploration de nouvelles technologies requièrent parfois de faire des choix difficiles lorsque l’évolution du marché ne permet pas de continuer à investir. »

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