Google n’a toujours pas réussi à imposer ses services de messagerie sur ce marché grandissant. Une position qui risque de changer avec l’arrivée de « Chat », une nouvelle messagerie réée pour remplacer le SMS traditionnel.

Apple a iMessage et Facebook WhatsApp et Messenger mais Google n’a toujours pas réussi à imposer ses nombreuses applications (Duo, Talk, Hangouts et plus récemment Allo) sur le marché de la messagerie instantanée. Pour changer sa position d’outsider, le GAFA a décidé de créer, non pas une énième application semblable à celles de ses concurrents, mais un moyen de remplacer les SMS et les MMS.

Son service « Chat » repose sur le système RCS (Rich Communication Services) qui lui permet de proposer de bien meilleures fonctionnalités que les SMS classiques. Le système RCS s’appuie en effet sur un protocole IP passant par la 4G, contrairement aux SMS qui s’appuient sur le GSM. Il facilite ainsi l’échange de contenu et ce, sans aucune limite de taille. Sur Chat, et comme sur les applications de Facebook ou d’Apple, les expéditeurs sauront lorsque leurs messages auront été lus et lorsque leurs correspondants leur répondent.

55 opérateurs et 11 constructeurs soutiennent « Chat »

Pour se démarquer et s’imposer sur le marché RCS, qui devrait peser 74 milliards de dollars d’ici 2021, Google s’est directement tourné vers les opérateurs mobile du monde entier, ainsi que vers les constructeurs mobiles. Pour le moment, 55 opérateurs appuient ce projet (dont Orange en France) et 11 constructeurs (dont HTC, Samsung, Huawei et LG).

Toutefois, si ce projet semble bien lancé sur le papier, les utilisateurs risquent d’attendre quelques temps avant d’obtenir Chat sur leurs mobiles. En effet, les deux personnes conversant doivent recevoir la 4G sur leur mobile pour obtenir toutes les fonctionnalités du système. Si la 4G se démocratise de plus en plus, elle n’est encore pas accessible partout dans le monde. De plus, Apple manque à l’appel des constructeurs intéressés par ce projet. Un frein de plus pour Google qui ne pourra peut-être pas démocratiser « Chat » comme elle le souhaiterait.

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